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vendredi 27 mai 2011

Dépêches du jeudi 26 mai 2011


Actualités Tunisie
Monsieur Kamel Jandoubi déclare  « la date du 24 juillet n’est plus envisagée dans le calendrier de l’instance supérieure indépendante pour les élections »  (Source : TAP)
S'exprimant lors d'une conférence de presse donnée, jeudi, à Tunis, M. Jendoubi a précisé que l'éventualité de l'organisation de ces élections le 24 juillet prochain n'est pas envisagée dans le calendrier établi par l'instance.
Un calendrier qui prévoit l'organisation des élections de la Constituante le 16 octobre 2011.
«Le calendrier proposé est une feuille de route qui permettra de parvenir à une solution qui pourrait satisfaire toutes les parties», souligne le président de l’Instance.
Au terme de cette rencontre il a fait remarquer que les tractations et les discussions autour de la date  d'organisation des élections de la Constituante constituent  un «débat démocratique constructif», que ce soit au sein du gouvernement, des partis, des organisations, de la société civile ou encore entre les citoyens, mettant l'accent, à ce propos, sur la nécessité de respecter la liberté d'expression consacrée par la révolution tunisienne.
L'Instance, a-t-il réaffirmé, évolue loin de toute forme d'influence, sur la base de la neutralité et de l'indépendance, et conformément aux dispositions du décret-loi régissant ses activités.

Greve générale a Tataouine (source : Business News)
Les commerçants, les artisans et les fonctionnaires publics de Tataouine observent une grève générale ouverte à partir d’aujourd’hui, 26 mai 2011, en réponse à l’appel lancé par les jeunes diplômés en chômage de la région.
Ces derniers ont organisé récemment un sit-in de 4 jours devant les sièges du gouvernorat et de la radio régionale de Tataouine.
Ces sit-inneurs demandent que le gouvernement tienne ses promesses concernant l’emploi de 158 jeunes diplômés de la région dans les sociétés pétrolières et le recrutement de 60 personnes dans la nouvelle société d'extraction du sel à Sabkhat Oum El Khialate.
Des promesses annoncées par Abdelaziz Rassaâ, ministre de l'Industrie et de la Technologie, lors de sa visite dans la région fin avril 2011, mais qui demeurent sans suite.
Il est à rappeler que les sit-inneurs demandent une restructuration totale et rapide au niveau de la politique de développement dans la région ainsi que le limogeage du gouverneur de Tataouine.

Actualités internationales
Le G8 :« un partenariat durable » avec la Tunisie et l’Egypte (source : La presse)
Le coup d'envoi du sommet de Deauville (nord-ouest de la France) vient d'être donné par le président français, Nicolas Sarkozy, alors que les chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus  industrialisés au monde, ont renouvelé, dans ce projet de texte,  "leur engagement à soutenir les réformes démocratiques à travers le monde et à répondre aux aspirations pour la liberté et l'emploi, en particulier des femmes et de la jeunesse".
"La démocratie demeure le meilleur chemin vers la paix, la stabilité, la prospérité, une croissance partagée et le développement", affirment-ils.
Les dirigeants des pays du G8 entendent lancer un "partenariat durable" avec la Tunisie et l'Egypte, qui ont "engagé des transitions démocratiques" conformément aux aspirations de leurs peuples, dans un projet de déclaration, dont le texte a été diffusé par les médias internationaux.
La Tunisie initiatrice du printemps arabe (le 14 Janvier 2011) et l'Egypte, dont la révolte a immédiatement suivi (le 11 Février 2011), mettent beaucoup d'espoirs en ce sommet, devant aboutir à un soutien concret des transitions politiques, économiques et sociales difficiles dans ces pays.
Le Caire réclame entre 10 et 12 milliards de dollars d'ici mi- 2012 et Tunis, 25 milliards de dollars sur 5 ans
L’arrestation de Ratko Mladic (source : lemonde) :
Ratko Mladic a été arrêté par la police serbe le jeudi 26 mai. Mis en accusation par le Tribunal Pénal international pour l’ex Yougoslavie  (TPIY), le chef de guerre serbe devrait être transféré rapidement vers les Pays-Bas, où l'attend une longue procédure judiciaire.
L'extradition
"Il y a un accord avec la Serbie, et il va être transféré à La Haye", explique Céline Bardet, juriste en poste pour l'Union européenne à Belgrade et ancienne collaboratrice du TPIY. Lors d'une conférence de presse, le président serbe, Boris Tadic, a confirmé que le processus d'extradition était en cours. Mais le procureur serbe pour les crimes de guerre a annoncé que l'extradition pourrait prendre une semaine. Le sécrétaire d'Etat à la justice, Slobodan Homen, a quant à lui indiqué que Ratko Mladic se trouvait toujours en Serbie et qu'il était en train de comparaître devant un juge qui devait lui lire son acte d'accusation.
"La police serbe n'a pas les compétences pour l'interroger. Après, c'est compliqué, reconnaît Céline Bardet. Quand Radovan Karadzic a été arrêté, il est resté huit jours en Serbie." Capturé le 22 juillet 2008, le chef politique des Serbes de Bosnie avait fait appel de son extradition, ce qui lui avait permis de gagner du temps et de n'être transféré que le 30 juillet. Interrogée par la BBC, Catherine Ashton, la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères, a évoqué un délai comparable : "Nous pensons qu'il pourra être extradé dans neuf ou dix jours, c'est ce qu'on m'a dit à Belgrade."
La comparution initiale
Quelques jours après son arrivé à La Haye, Ratko Mladic va comparaître une première fois devant le tribunal. C'est la comparution initiale, au cours de laquelle son acte d'accusation lui sera signifié. Parmi les quinze chefs d'inculpation qui pèsent sur lui, les principaux sont "génocide", "complicité de génocide", "crimes contre l'humanité", "exterminations", "meurtres", "déportations", "actes inhumains", "prises d'otages" et "violations des lois et coutumes de la guerre". Ensuite, le TPIY va "lui laisser le temps de décider de plaider coupable ou non coupable", explique la juriste.
Vers un long procès
"Avant que le procès commence, cela peut prendre des mois", estime Céline Bardet. Une fois lancé, le procès devrait également durer la procédure est très longue, c'est un système anglo-saxon avec des contre-interrogatoires", explique Mme Bardet. Le procès de Radovan Karadzic a démarré le 26 octobre 2009 et n'est toujours pas terminé.
Depuis 1996 et le premier acte d'accusation rédigé contre Ratko Mladic, les preuves se sont accumulées, notamment grâce aux autres procès concernant le massacre de Srebrenica. "Après, il faut prouver qu'il a donné les ordres, explique la juriste. C'est ce que l'on appelle la responsabilité de commandement, et c'est beaucoup plus difficile à prouver que s'il avait tiré directement sur quelqu'un."
Le général serbe risque théoriquement la prison à vie. Pour l'instant, la peine la plus grave qui a été prononcée par le tribunal, c'est quarante ans d'emprisonnement pour Goran Jelisic (l'un des responsables du camp de prisonniers de Luka, à Brcko.
Salma Jrad

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