
Voilà 15 jours déjà qu’une partie des égyptiens proteste. Un mouvement symbolisé par un lieu (place Tahrir ») et par un mot d’ordre(« Moubarak Dégage ! »).
Des protestations qui font suite au vent de liberté qui a soufflé sur la Tunisie et a déraciné Ben Ali le 14 janvier 2011. Tout comme au pays du jasmin, les revendications égyptiennes tournent beaucoup autour des libertés et de la justice et s’insurgent contre la corruption, véritable fléau du Nil.
Pour tout dire, les deux ‘‘événements’’ se ressemblent en de nombreux points.
D’abord par une lente montée du ras-le-bol et du désespoir. Ensuite, par sa propagation comme une trainée de poudre à travers tout le pays. Les langues se délient, les poings se referment, les mâchoires se crispent et les voix s’élèvent contre les abus de ces régimes maintenus pour diverses raisons, à tort ou à raison, aux dépens des hommes et des femmes qui moins que citoyens, étaient relégués au statut de sujets, serfs des temps modernes.

