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vendredi 13 mai 2011

Dépêches du jeudi 12 mai 2011


Actualités Tunisie
Ben Ali comparaîtra devant un tribunal militaire (France Soir)
Les chefs d'accusations ne manquent pas : homicide volontaire, pillage, meurtre, etc. Zine El Abidine Ben Ali, président déchu de Tunisie, comparaîtra devant un tribunal militaire. C'est la décision prise mercredi par l'actuel gouvernement. Son ancien ministre de l'Intérieur et un haut cadre de la sécurité seront également déférés devant la même juridiction. Toutefois, les autorités n'ont toujours pas réussi à obtenir l'extradition de Ben Ali et de son épouse, qui se sont réfugiés en Arabie Saoudite et n'ont toujours pas été retrouvés. Les autorités tunisiennes ont engagé 18 actions en justice contre Ben Ali.
Les artistes « s’engagent » pour la Tunisie (Le Figaro)
À l'initiative du ministre du Commerce et du Tourisme tunisien, Mehdi Houas, le chanteur Patrick Bruel et une cinquantaine de personnalités françaises du spectacle avaient en effet traversé la Méditerranée pour manifester leur soutien à la Tunisie.
C'est sur la colline de Sidi Bou Saïd, au café Sidi Chebaane qu'artistes et producteurs audiovisuels solidaires s'étaient réunis au milieu des clients et des touristes. Parmi eux, Paul, Michel et Matthieu Boujenah (le neveu), Pascal Elbé, Félix Gray, Gérard Jugnot et Saïda Jawad, Zinedine Soualem, Charles Berling et Virginie Couperie, Patrick Chesnais et Josiane Stoléru, François Berléand et Alexia Stresi, Franck Lebœuf, Joyce Bunuel (la réalisatrice de Clem), Philippe Caroit et son amieFrançois-Eric Gendron, Nathalie Besançon et Anne Consigny, les producteurs Pascale Breugnot et Jean Nainchrik, l'auteur Sébastien Thiery, et bien d’autres encore.
Un beau geste de la part de ces artistes. On notera la présence de Patrick Bruel, qui doit à notre cher pays un tube !
François Fillon : « La Tunisie a besoin de ses enfants ! » (AFP)
François Fillon a estimé ce soir  sur  TF1 qu'il n'y avait "plus aucune raison d'accorder l'asile politique à des Tunisiens", au moment où "la démocratie" était "en train de s'installer" dans leur pays d'origine.

"La situation de la Tunisie est très particulière: pendant des années, la Tunisie était une dictature et il y avait des hommes et des femmes qui s'en échappaient", a rappelé François Fillon. "Nous accordions l'asile politique aux opposants de Ben Ali, qui était un dictateur", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, il y a eu une révolution en Tunisie, les choses ont changé, il y a une démocratie en train de s'installer, il n'y a plus aucune raison d'accorder l'asile politique à des Tunisiens", a-t-il fait valoir.

"Par ailleurs, la Tunisie a besoin de ses enfants pour se construire et ce que nous voulons aujourd'hui, c'est que les Tunisiens entrés illégalement sur le territoire européen retournent en Tunisie", a ajouté le chef du gouvernement. Par « la Tunisie a besoin de ses enfants », Mr Fillon insinuerait-il en fait que « la France n’a pas besoin d’eux » ?
Tunisie Télécom : le sit-in se poursuit (Web Manager Center)
Les employés de Tunisie Télécom se sont rassemblés, ce jeudi 12 mai 2011, au siège du secrétariat d’Etat aux Technologies de la communication. Un sit-in qu’ils observent déjà depuis deux jours au siège de l’opérateur mais aussi dans toutes les agences, s’agissant de leur troisième depuis la chute de l’ancien régime.
De grandes affiches ornent les murs de l’établissement, s’attaquant au partenaire stratégique de l’opérateur et appelant à la suspension des contrats des salariés, objet de la discorde. Les raisons, cette fois-ci, selon Mongi Ben M’barek, président de la Fédération Général des Postes et des Télécoms relevant de l’UGTT, concernent le désengagement des autorités concernées quant à l’application de l’article 10 de la convention arrêtée le 9 février 2011.
Cet article stipule la suspension des contrats des employés à salaires élevés (communément appelés "Contractuels") Une décision qui n’a pas été appliquée, selon les grévistes, suite à une opposition du partenaire stratégique, "Emirates International Telecommunications LLC" détenant  35% du capital, et accusé de tous les maux.

Actualités Internationales
Nouvelle frappe de l’OTAN sur Tripoli suite à une apparition publique de Kadhafi (The Associated Press)
L'OTAN a de nouveau frappé Tripoli aujourd’hui et notamment le complexe du colonel Kadhafi dans le quartier de Bab al-Azaziya, quelques heures après la première apparition publique du dirigeant libyen, dont l'absence pendant onze jours avait été très remarquée.
Il s'agissait de la deuxième frappe de l'Alliance atlantique contre Tripoli en 48 heures. L'OTAN s'est félicitée d'avoir atteint «un vaste complexe de bunkers de commandement et de contrôle du centre de Tripoli qui servait pour coordonner les attaques contre les populations civiles».
Le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a affirmé que les bombardements avaient fait trois morts — un responsable local et deux journalistes libyens qui réalisaient un documentaire sur les centaines de civils dormant dans le complexe pour soutenir le Guide, a-t-il dit.
L'un des responsables libyens qui ont emmené les journalistes constater les dégâts a affirmé que Kadhafi et sa famille avaient déménagé il y a quelque temps déjà du complexe de Bab al-Azaziya, protégé par une haute enceinte de béton anti-déflagration. Un missile semblait avoir visé une sorte de bunker souterrain.
L'OTAN a frappé peu après la diffusion à la télévision libyenne d'images muettes du «Guide suprême», les premières depuis le 9 avril, et après le bombardement du 30 avril qui avait tué l'un de ses sept fils (il a aussi une fille). On y voit le colonel Kadhafi rencontrant des chefs tribaux, tandis que la caméra zoome sur la date affichée par un écran de contrôle: mercredi 11 mai.
Syrie : Des chars ont été déployés dans le Sud du pays (L’Express)
Des chars ont pénétré dans les villes de Dael, Tafas, Djassem et Harra dans la plaine méridionale du Hauran, bordée à l'ouest par le plateau du Golan, annexé par Israël, et par la Jordanie au sud.
C'est dans cette partie du pays, où se trouve la ville de Deraa, qu'est né en mars le mouvement de contestation contre Bachar al Assad, qui a hérité en 2000 du pouvoir instauré par son père Hafez en 1970.
Ce déploiement de force intervient à la veille des prières du vendredi, seule occasion pour les Syriens de se rassembler en masse et de manifester.
Yémen : le massacre continue (Le Monde)
Les affrontements les plus violents se sont déroulés à Sanaa, où les forces de sécurité et des partisans du régime en civil ont ouvert le feu mercredi sur des milliers de manifestants, tuant douze d'entre eux et en blessant près de deux cent trente. Dans tout le pays, dix-neuf personnes sont tombées sous les balles du régime en vingt-quatre heures. L'opposition appelle à "arrêter le massacre".
Les manifestants avaient marché de la place du Changement, où ils campent depuis le 21 février, en direction du siège de la présidence du gouvernement. Les forces ont tiré sur eux alors qu'ils se trouvaient à 200 mètres du bâtiment jouxtant les locaux de la radio nationale, selon des témoins.
Une délégation de rebelles lybiens est attendue à la Maison Blanche (L’Express)

Une délégation du Conseil national de transition (CNT) en lutte contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sera reçue vendredi pour la première fois à la Maison blanche, d’après une annonce de la présidence américaine.

Cherifa Ben Miled

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    je vois que vous vous réjouissez de la présence de Patrick Bruel qui faisait déjà partie du cercle d'amis sionistes de Ben Ali et qui une révolution plus tard est tout de même invité et accueilli en Tunisie...
    Ce personnage, en plus de se moquer des Tunisiens, soutient l'armée d'un pays adepte du terrorisme d'état, Israël, en la finançant et n'a aucun souci à l'afficher. Votre naïveté me laisse pantoise..

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