Tunisie 3 - Angola 0, du reste l’effet Effet-Bouazizi prend de l’ampleur …
Invité sur Europe 1 vendredi, Mohamed Trabelsi, le neveu du président tunisien déchu Ben Ali, a indiqué que des personnes de sa famille étaient "torturées" en Tunisie. "J’ai peur car en Tunisie ma famille est maltraitée, mon père est en prison dans une caserne", a-t-il ajouté. Mohamed Trabelsi, qui se dit "fier d’être un Trabelsi", se sent "menacé en France". Il refuse donc de dire où il vit, avec sa femme et ses trois enfants, "pour des raisons de sécurité". Il a juste indiqué qu'il habitait à Paris, dans un appartement "de 30 m2".
Un 25 février aux allures de 14 janvier, choisissez votre rubrique et jugez-en par vous-même :
Actualités Tunisie
LA RUE
Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus vendredi dans les rues de la capitale tunisienne, Tunis, pour réclamer la démission du Premier ministre de transition Mohamed Ghannouchi, qui était déjà en fonctions sous le président déchu Zine ben Ali. (l’express.com )
Cette manifestation, organisée dans le cadre d'une "journée de colère", est selon toute vraisemblance la plus importante depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier dernier, ont rapporté des témoins.
Des hélicoptères de l'armée ont survolé le cortège des manifestants tandis que les forces de sécurité observaient la foule, qui a défilé malgré l'interdiction de manifester en vigueur depuis la chute de Ben Ali.
Les protestataires, dont certains brandissaient des portraits de Ghannouchi superposés au visage de Ben Ali, ont scandé: "Honte au gouvernement!" et "Ghannouchi démission!". La clameur de la foule était perceptible à des kilomètres.
"Notre seule revendication, c'est la chute de ce gouvernement" , "Le peuple veut faire tomber le gouvernement!", "Ministère de l'intérieur, ministère terroriste, les Tunisiens n'ont pas peur de vos lacrymogènes et de vos cartouches!", "Sales policiers dégagez!"
En fin d’après-midi, l’avenue bourguiba s’enflamme (romandie.com)
Des rafales de tirs de sommation ont été entendues dans le centre de Tunis, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui jetaient des pierres sur des policiers devant le ministère de l'Intérieur.
Malgré ces tirs de sommation, des manifestants sont restés sur place et des soldats tentaient de les convaincre, en vain, de quitter les lieux.Les tirs de sommation, entendus par rafales, ont suscité des cris de colère parmi les manifestants qui réclamaient la démission du gouvernement de transition tunisien, dirigé par le Premier ministre Mohammed Ghannouchi..Certains d'entre eux, survolés par des hélicoptères de l'armée, ont incendié des pneus devant le ministère, dont les accès sont protégés par des fils barbelés et des blindés positionnés devant l'immeuble. Une colonne de fumée était visible près du bâtiment.
Des jeunes ont également endommagé des véhicules de fonctionnaires garés dans le parking du ministère de l'Intérieur, tandis que d'autres tentaient de s'introduire à l'intérieur du bâtiment.
ECONOMIE :
Quarante jours après la fuite du président Ben Ali, les tour-opérateurs reprennent les vols vers la Tunisie. Une agence locale propose déjà un « circuit de la révolution ». ( levif.rnews.be)
Startup Weekend, manifestation durant laquelle les participants sont appelés à développer des projets de création d’entreprises, se tiendra du 25 au 27 février à l’école Esprit, à Tunis.(kapitalis.com)
POLITIQUE :
Serions-nous en train d’assister à un dialogue de sourds ?( Espacemanager.com)
A en croire les tweets de Slim Amamou, en live depuis le conseil des ministres, le gouvernement évoque des questions qui n’ont rien à voir avec les revendications des manifestants. En effet, la réunion tourne autour du planning politique, du type d’élections (présidentielle, législatives, constituantes ou autres), de la confiscation des biens de Ben Ali, du plan de retraites anticipée, de la stratégie pour l'emploi !
INSOLITE :
Jey mel teli ou y3ayet ya méli (europe1.fr)
Invité sur Europe 1 vendredi, Mohamed Trabelsi, le neveu du président tunisien déchu Ben Ali, a indiqué que des personnes de sa famille étaient "torturées" en Tunisie. "J’ai peur car en Tunisie ma famille est maltraitée, mon père est en prison dans une caserne", a-t-il ajouté. Mohamed Trabelsi, qui se dit "fier d’être un Trabelsi", se sent "menacé en France". Il refuse donc de dire où il vit, avec sa femme et ses trois enfants, "pour des raisons de sécurité". Il a juste indiqué qu'il habitait à Paris, dans un appartement "de 30 m2".Bi kolli 7azm (France-info.com)
Invitée ce matin de France Info, Michèle Alliot-Marie a balayé les rumeurs sur une éventuelle démission du gouvernement. Des rumeurs relancées par les révélations du Canard enchaîné sur l’achat en Tunisie, pendant son voyage contesté, par ses parents, de parts de propriété immobilière...
Actualités Libyennes :
Le colonel Kadhafi est apparu, vraisemblablement en direct, sur l'antenne libyenne pour un « discours-choc » alors que l’opposition révolutionnaire gagne du terrain (leparisien.fr)
Alors qu'ils détiennent toute la partie orientale du pays et progressent à l'ouest, ce vendredi, jour de prière, les opposants au régime du colonel Kadhafi ont appelé à un grand rassemblement à Tripoli. 18 heures, le colonel Kadhafi est apparu, vraisemblablement en direct, sur l'antenne libyenne. S'adressant à des milliers de partisans sur la Place Verte à Tripoli, le leader contesté à estimé que «les gens qui ne m'aiment pas ne méritent pas d'être en vie!». Il a annoncé que «tous les dépôts d'armes vont être ouverts, pour armer le peuple». Il a également lancé à la foule ces trois mots: "Dansez, dansez, chantez". Cette scène hallucinante, alors que le pays est plongé dans le chaos, s'est terminée par un baiser du Guide de la révolution à la foule.
La France considère avec «énormément de prudence» et de «réserve» une intervention militaire en Libye, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à Ankara en compagnie du président turc Abdullah Gül. Le président Français a également estimé que «le colonel Kadhafi doit partir».
Plusieurs dizaines de milliers de personnes qui fuient le pays sont arrivées aux frontières tunisiennes et égyptiennes...(20minutes.fr)
En majorité tunisiens, les réfugiés sont aussi égyptiens, chinois, nigériens ou turcs… Pour le moment, il y a encore relativement peu de Libyens. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, prévoit d’affréter ce week-end un avion-cargo transportant des tentes et du matériel de secours en Tunisie.
« Nous assistons à un soutien sans précédent des communautés locales installées près des frontières. Nous saluons l’esprit humanitaire des gouvernements de la Tunisie et l’Egypte qui accueillent et offrent des soins aux personnes fuyant la Libye », a déclaré vendredi une porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) (toulouse7.com).
Actualités internationales :
En Arabie saoudite: Rentré dans son pays après trois mois d'absence pour raisons médicales, Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a a annoncé une série de mesures sociales. Le souverain a ordonné qu'une prime de 15%, précédemment décidée pour environ un million de Saoudiens travaillant dans la fonction publique, soit intégrée dans leurs salaires. Le capital d'un fonds d'aide au logement sera augmenté de 40 milliards de riyals (environ 10,7 milliards de dollars) pour mieux répondre aux demandes de prêts immobiliers.
Un grand nombre de prisonniers saoudiens, qui étaient détenus pour des délits financiers, ont été graciés. Une série de mesures pour lutter contre le chômage et aider les étudiants à l'étranger ont également été proclamées.
Un grand nombre de prisonniers saoudiens, qui étaient détenus pour des délits financiers, ont été graciés. Une série de mesures pour lutter contre le chômage et aider les étudiants à l'étranger ont également été proclamées.
A Bahreïn: Des cortèges de milliers de manifestants ont envahi les rues de Manama, à l'appel de religieux chiites, et exigé de nouveau des réformes politiques dans le petit royaume de Bahreïn, au douzième jour d'une contestation qui ne faiblit pas.
Cette forte mobilisation est intervenue alors que les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien à la monarchie et au dialogue national proposé à l'opposition. Le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées, est arrivé pour rassurer cet allié clef des Etats-Unis.
Cette forte mobilisation est intervenue alors que les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien à la monarchie et au dialogue national proposé à l'opposition. Le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées, est arrivé pour rassurer cet allié clef des Etats-Unis.
En Egypte: Deux organisations non gouvernementales, Sherpa et une association égyptienne, ont déposé vendredi une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" à Paris pour identifier les biens éventuels de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak et de sa famille en France. Le Parquet a ouvert une enquête.
L'ancien ministre de l'Information égyptien Anas al-Fekki et le président de l'audiovisuel d'Etat Oussama el-Cheikh ont été arrêtés jeudi à la suite d'accusations de corruption. Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a annoncé "la levée des restrictions aux voyages" en Egypte, et la volonté de l'Allemagne d'aider économiquement ce pays durant sa "transition vers la démocratie". La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) se tient prête à étendre ses investissements à l'Egypte, où elle pourrait investir un milliard d'euros par an, sous réserve du feu vert de ses actionnaires, a annoncé mercredi son président Thomas Mirow.
Des policiers qui réclamaient leur réintégration ont mis le feu à un bâtiment du ministère de l'Intérieur au Caire. L'armée, déployée dans la ville pour maintenir la sécurité durant la révolte contre le pouvoir, est intervenue, parvenant à éteindre l'incendie. Quelque 15.000 personnes fuyant la violence en Libye ont commencé à rentrer en Egypte par le poste frontalier l'Al-Saloum, sur la côté méditerranéenne.
L'Egypte a reçu l'accord des autorités libyennes pour effectuer 37 vols afin de rapatrier ses ressortissants. Selon Le Caire, près d'1,5 million d'Egyptiens travaillent en Libye. Environ 365 personnes ont été tuées et 5.500 blessées durant les 18 jours de manifestations à travers l'Egypte. Quant à l'ancien président Hosni Moubarak, il "ne va pas bien, a baissé les bras et veut mourir à Charm-el-Cheikh", selon un responsable saoudien qui a pu s'entretenir avec lui.
En Irak: La "Journée de la colère" contre l'impéritie du gouvernement irakien et la concussion a tourné vendredi à la violence avec la mort par balles de neuf manifestants dans tout le pays lors d'affrontements avec les forces de sécurité. Quelque 5.000 manifestants étaient rassemblés place Tahrir à Bagdad.
Au Yémen: De nombreux Yéménites -- plusieurs centaines de milliers selon les organisateurs -- ont participé vendredi à des prières et des marches demandant la chute du régime, dont certaines ont dégénéré à Aden (sud), faisant un mort et neuf blessés, selon des témoins et des sources militaires. La mort de deux manifestants dans une attaque de partisans du pouvoir contre un sit-in à Sanaa a renforcé la détermination des contestataires qui continuaient de camper par milliers dans la capitale pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh. Au total, 16 personnes ont été tuées depuis le début des violentes protestations le 13 février, selon des sources médicales. Le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ne partirait "que par les urnes".
En Iran: Plusieurs pays européens ont demandé que l'UE impose des sanctions contre l'Iran en raison des violations des droits de l'homme dans le pays.La justice iranienne a averti mardi qu'elle considèrerait désormais comme des "contre-révolutionnaires" tous les partisans des deux chefs de l'opposition réformatrice. L'accusation de "contre-révolutionnaire" (en référence à la Révolution islamique de 1979) peut entraîner des condamnations sévères. Ce raidissement du pouvoir à l'égard de l'opposition intervient après deux séries de manifestations antigouvernementales les 14 et 20 février à Téhéran et dans plusieurs autres villes d'Iran pour la première fois depuis un an.
En Jordanie: Une "journée de la colère" est organisée ce vendredi à Amman pour "dénoncer les violences et réclamer des réformes", a annoncé mercredi l'opposition espérant en faire la plus grande manifestation depuis le début du mouvement de contestation dans le royaume hachémite en janvier. Le roi Abdallah II a appelé dimanche le gouvernement, le Parlement et la justice à prendre des mesures rapides pour engager des « réformes politiques réelles ».
Au Maroc: Le Maroc entend passer à la "vitesse supérieure" dans les réformes, a déclaré lundi le ministre de la communication Khalid Naciri au lendemain d'une journée de manifestations réclamant des réformes politiques dans le pays. 133victimes -dont 115 des forces de l'ordre- lors de troubles ayant suivi ces manifestations. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca et à Rabat pour réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi.
Au Soudan: Le président Omar el-Béchir a indiqué lundi qu'il ne briguerait pas un autre mandat lors de la prochaine élection présidentielle, selon un responsable du Parti national du Congrès (au pouvoir).
En Syrie: Un étudiant en journalisme et blogueur syrien Ahmad Hadifa a été libéré jeudi, six jours après son arrestation, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. Son blog explique notamment comment contourner la censure de sites bloqués par les autorités et présente des articles sur les révolutions qui ont éclaté en Tunisie et en Egypte et la possibilité de contagion à d'autres pays de la région.
Mot de l’auteur de la dépêche : « quelques fleurs périront mais rien ne semble arrêter « le printemps arabe » irrigué de toutes parts… sous réserve d’un relai politique responsable ».
Karim Mili









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