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mercredi 23 février 2011

Dépêches du mardi 22 février


Actualités Tunisie
Mise en place d’un programme d’aide à l’emploi (TAP)
Un conseil ministériel présidé, mardi, par le Premier ministre M. Mohamed Ghannouchi, a été consacré à la promotion de l’emploi des diplômés du système de l’enseignement et de la formation.
Parmi les décisions prises :
-       Mise en œuvre à partir du 1er mars d’un système baptisé « Programme AMAL » en faveur de 50 mille diplômés du supérieur ;
-       Des concours régionaux pour recruter 14 mille jeunes dans la fonction publique dont 8150 diplômés du supérieur ;
-       Création d’un système « Préparation au travail dans la fonction publique » au profit de 10 mille diplômés du supérieur au chômage depuis 3 ans au moins ;
-       Allocation de 80 dinars/mois à 40 mille jeunes ayant un niveau d’enseignement secondaire.
Cette annonce survient alors même que plusieurs centaines de manifestants continuent de protester devant le Premier ministère demandant la démission de Med. Ghannouchi, la dissolution du Parlement et du Gouvernement et l’institution d’une Assemblée Constituante.
Visites étrangères en Tunisie (TAP)
Plusieurs représentants étrangers sont arrivés ces derniers jours à Tunis pour s’entretenir avec les membres du Gouvernement de transition.
La dernière visite en date est celle aujourd’hui même de Mme Christine Lagarde, ministre française de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et M. Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes. Les deux ministres français ont témoigné de leur admiration au peuple tunisien « pour cette révolution à la fois pionnière et profondément morale, qui l’a engagé dans ce mouvement de transition ».
Par ailleurs, une rencontre moins médiatisée a réunit M. Krzystor Olendzky, ambassadeur de la République de Pologne à Tunis, à M. Farhat Rajhi, Ministre de l’intérieur. La discussion a tourné autour de l’assassinat de l’évêque polonais à la Manouba. De même, M. Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, a lui aussi témoigné de l’importance de cette révolution à l’échelle nationale et régionale, lors d’une visite lundi à Tunis.
Enfin, lundi toujours, deux membres du Congrès américain (John McCain du parti Républicain et Joseph Lieberman, indépendant) ont été reçus par M. Abdelkarim Zbidi, ministre de la Défense nationale, en présence de l’ambassadeur des Etat-Unis à Tunis.
Tout ce balais diplomatique traduit l’intérêt que porte le Monde et l’Occident en particulier à la révolution tunisienne et l’importance de l’évènement dans le Monde arabe. Nous pouvons-en être fiers !
Actualités Internationales
Massacre libyen:
Comment ne pas consacrer un volet des dépêches à ce qui se passe par delà nos frontières ?       Petit rappel des faits : hier soir, Seïf al-Islam al Kadhafi, fils du général, fait un discours télévisé dans lequel il met en garde contre les risques de guerre civile dans laquelle, dit-il, peut se retrouver le pays. Sur un ton menaçant, il prévient que la production de pétrole peut s’arrêter et rappelle à plusieurs reprises que la Libye n’est ni la Tunisie ni l’Egypte.

Plus tard dans la nuit, aux alentours de minuit, une scène très étonnante a lieu lorsque la télé libyenne interrompt ses programmes (danses folkloriques, au passage) pour transmettre un message de Mouammar Kadhafi. Message qui ne durera que quelques secondes, quasi incompréhensibles !
Enfin, c’est dans l’après-midi du 22 février que le guide libyen prend la parole à la télévision d’Etat pendant presque une heure. Voici quelques propos qu’il a tenus :                                                                     
-          « Nous avons résisté aux États-Unis, nous ne nous rendrons pas »
-          « Je ne quitterai jamais la Libye, je mourrai ici en martyr »
-          « Nous n’avons pas encore utilisé la force... »
-          « Tout cela va mener à une guerre civile »


Discours télévisé de Kadhafi du 22 février 2011


Le général clôt son discours sur un ton très menaçant et promet de ‘‘purger la Libye maison par maison’’.
Face à cette situation de crise, la communauté internationale s’organise : plusieurs pays européens organisent le rapatriement de leurs nationaux. Mais c’est surtout la situation des tunisiens et des égyptiens qui préoccupe. Les deux pays ont ouvert leur frontière afin d’accueillir le flux de déplacés fuyant les violences.
Navi Pillay, Haute commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, s’est prononcée mardi pour l’ouverture d’une enquête internationale sur la répression des manifestations en Libye, estimant que des crimes contre l’humanité avaient peut-être été commis par les forces de sécurité.
L’influent théologien qatari d’origine égyptienne cheikh Youssef Al-Qardaoui a émis lundi une fatwa, appelant sur la chaîne Al-Jazira l’armée libyenne à assassiner Mouammar Kadhafi, pour « en débarrasser la Libye ». Il a également demandé à l’armée libyenne de « ne pas obéir à celui qui lui ordonne de frapper son propre peuple » et a appelé les ambassadeurs libyens à se dissocier du régime.
Ce n’est qu’aujourd’hui à 18h10 que le gouvernement tunisien a lui daigné condamner l’usage de la force chez notre voisin libyen. 
Cette situation nous émeut tous et nous laisse espérer un avenir meilleur pour nos frères libyens.
Que Dieu leur vienne en aide.

Bahreïn continue de pleurer ses morts


Ils sont désormais sept. (7) morts sous les balles de la police depuis le début du mouvement de contestation.
Mardi, les rues de Manama ont vu passer la procession funéraire qui a vite donné lieu à un mouvement de protestation politique.
Au cœur des revendications, la démission du Gouvernement jugé responsable de l’inégalité sociale entre majorité chiite et minorité sunnite (au pouvoir).
Zied Boussen

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