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mardi 26 avril 2011

On a testé pour vous : La conférence pour l’entrepreneuriat et le développement régional



Siège du CEPEX
Centre Urbain Nord
Tunis, le 15 / 04 / 2011

Première partie :
« Entrepreneuriat et développement régional » : c’est le thème autour duquel s’articule cette conférence de l’AIESEC, ayant pour but d’encourager la création d’entreprise en Tunisie et le développement dans les régions.
Cette deuxième édition s’annonce comme une suite logique de la première, nommée : « Entrepreneuriat et Innovation ». Sauf qu’entre temps, il s’en est passé des choses dans le coin. La révolution a permis de mettre en exergue les régions : leur histoire, leur parcours, leurs emmerdes. L’investissement régional devenait donc une priorité, et c’est une succession d’intervenants aussi expérimentés que variés qui allait nous le faire comprendre.

Le premier à prendre la parole sera Farid Ettounsi, Directeur Général de l’APII (Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation) qui a parlé du soutien de l’APII aux jeunes entrepreneurs, et ce à travers la formation et l’accompagnement des jeunes tout au long de leurs projets. D’ailleurs, le 7 juin 2011 devrait se tenir la journée nationale des pépinières de l’information qui est gratuite et ouverte à tout le monde.
L’intervenant suivant sera Mohamed Jarraya d’ALPHA CONSEIL : un expert en recutement et analyse de compétences.
M. Jarraya a insisté sur l’importance de la relance économique de notre pays : « Remettre la machine en marche devrait être notre priorité. » a-t-il déclaré. Il a ensuite donné les clés pour réussir à devenir un bon entrepreneur, à savoir :
·        Aller le plus loin possible dans ses études.
·       Repérer un marché : pour cela, il faut être proche des ressources exploitables et avoir une bonne implantation.
·      Faire une étude de marché objective et scientifique pour convaincre les partenaires d’un éventuel financement du projet.

Il a expliqué qu’ « Un projet, c’est avant tout un mécanisme de financement. » Les problèmes d’entrepreneuriat sont surtout axés sur cet aspect financier, mais le fait est qu’il existe différentes solutions pour y remédier :
·    Le crédit bancaire : BFPME (Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises) et BTS (Banque Tunisienne de Solidarité).
·        FOPRODI (Le Fonds de Promotion et de Décentralisation Industrielles) et SICAR (Société d'Investissement en Capital à Risque) qui ne jouaient pas leurs rôles avant la révolution à cause d’une malgérance et d’une aversion au risque.
De plus, Il y a un encouragement de l’Etat pour les projets qui se trouvent dans les zones de développement régional, atteignant les 20% de primes.
M. Jarraya a déclaré, pour conclure, que son groupe ALPHA-CONSEIL offre ses services à 100 jeunes entrepreneurs pour les coacher et les accompagner gratuitement tout au long de leur parcours.
Enfin, M. Amine Hafsaoui, Président Directeur Général de la BTS, prit la parole.
Il a tout d’abord présenté la BTS en tant que financeuse de 100.000 projets et micro-projets à travers la Tunisie, y compris dans les régions défavorisées. Il faut dire qu’avant la révolution, la BTS jouait un rôle de colmatage : à chaque fois que le gouvernement faisait face à des revendications ou à une quelconque pression de la part du peuple, la BTS était là pour résoudre ces problèmes en facilitant l’obtention de crédit.
Néanmoins, il ne peut pas y avoir de développement régional sans intervention de l’Etat concernant l’infrastructure du pays. Il faudrait avoir une infrastructure solide pour pouvoir parler de développement. 
Pour conclure, M. Hafsaoui a parlé du rôle de la BTS sur la base d’un exemple concret qu’est celui de l’investissement de DELICE DANONE à Sidi Bouzid, qui consiste en la création d’une centrale laitière. Ce projet va certainement résoudre le problème qu’ont les producteurs qui souffrent d’une surproduction de lait. Le rôle de la BTS est de financer les projets et les micro-projets qui vont entourer cette centrale et les autres usines qui s’implanteront autour de cette centrale.


Samy Khazen
Deuxième partie :

Le professeur Michael CRACKNELL, secrétaire général de l'institut Enda inter-arabe, occupera une bonne partie de ce second volet. Enda est une ONG internationale fondée par Mme Asma Ben Hamida en 1990. A ses débuts, ENDA s’est consacrée à un « programme de développement économique et social intégré » à travers la sensibilisation des femmes en matière de santé, formation et insertion professionnelle des jeunes déscolarisés et ce grâce à l’aide de l’Union Européenne notamment. Puis a partir de 1995, cette organisation s'est lancé dans l'octroi de micro-crédits à de jeunes entrepreneurs essentiellement et ce dans le cadre de la création de micro-entreprises uniquement. Dès 2003 le recouvrement des crédits majorés des intérêts était suffisant à la couverture des charges d'Enda qui était passée désormais au stade d'entreprise. Aujourd'hui Enda emploie environ 700 salariés et possède 160.000 clients actifs (dont environ 70% de femmes).

M. CRACKNELL a rappelé le contexte international des ces dernières décennies : le néolibéralisme qui se traduit par une limitation de rôle de l’Etat en matière économique, sociale et judiciaire ; une confiance aveugle dans « le marché » et une vision de l'individu en tant qu'entrepreneur de lui-même, pour ensuite exposer le cadre postrévolutionnaire tunisien. 
M. CRACKNELL a insisté à ce propos sur trois axes majeurs : la difficulté de l’économie tunisienne à absorber les jeunes chômeurs et les nouveaux diplômés ; L’impression qu’une partie des tunisiens semble décider à réduire l’emploi et enfin les grèves incessantes, qui selon lui sont parfois illégitimes, pourraient faire définitivement fuir les investisseurs étrangers.

 « Success Stories » est le titre dédié à cette troisième partie de la conférence, à laquelle vont participer deux chefs d’entreprises tunisiens qui ont construit leurs sociétés en partant de rien. Tout d’abord M. Zouhaïer Mbarek, fondateur des sociétés BATOUTA Voyages, Tunisia Relocation Services (relogement d’expatriés, retraités…) et de Tunisia Production Services (audiovisuel) a pris la parole pour exposer les clés de sa réussite. Selon M. Mbarek, il faut « trouver du plaisir dans les défis » et savoir « tirer les leçons de la vie », la réussite entrepreneuriale ne passe pas forcément par de longues études : la survie, l’audace, la force de caractère, l’innovation et la créativité lui ont permis de percer et à faire la différence dans les différents secteurs où il entreprend. (« un entrepreneur ne subit pas son environnement mais le provoque ! »).

Ensuite, M. Riadh MNIF, gérant de l’agence de voyage SUD EXTREME a proposé une solution à la crise économique qui touche essentiellement le secteur touristique suite aux évènements du 14 janvier : « impliquer le touriste dans le tourisme », conquérir de nouveaux marchés (tel que l’Asie ou encore l’Amérique du Nord) sachant que 85% des touristes proviennent de l’Union Européenne.




Mohamed Karma

3 commentaires:

  1. c'est excellent !! bravo !

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  2. Mohamed JARRAYA27 avril 2011 à 17:47

    SVP corriger l'infos dans la première partie comme suit : M. Jarraya a déclaré, pour conclure, que son groupe ALPHA-CONSEIL offre ses services à 100 jeunes entrepreneurs pour les coacher et les accompagner gratuitement tout au long de leur parcours.

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  3. La correction a été faite.

    Merci pour votre attention,

    Equipe JID

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