Le 12 Avril 2012 au Centre Culturel de Menzah 6 s'est tenu un débat organisé par un mouvement citoyen de la région dont l'invité d'honneur était le Professeur Ahmed Brahim, Secrétaire Général du "Mouvement Ettajdid". Le dialogue était ouvert et enrichissant malgré une assistance ne dépassant pas la centaine.
En introduction , Mr Brahim a souligné la situation délicate connue par le pays sur le plan politique tout en insistant sur le rôle primordial que doivent avoir les différents partis politiques afin d'encadrer les jeunes, seuls auteurs de la révolution.
Enfin, Mr Brahim a mis en relief la présence historique de son parti sur la scène politique Tunisienne en rappelant qu'égalité et démocratie étaient les valeurs principales qu'il allait défendre dans l'optique d'instaurer un climat démocratique au sein de la société d'après-révolution.
Pour ce qui est du débat, les questions étaient nombreuses et portaient essentiellement sur trois grands volets : les programmes économiques du parti, la position de ce dernier par rapport à certaines polémiques et enfin comment aborder les élections dans un climat d'absence de culture politique au sein de la société tunisienne.
En ce qui concerne les programmes, sans beaucoup s'étaler, Mr. Brahim a parlé d'un refus total de favoritisme entre les régions et que, selon lui, la priorité serait d'encourager les investisseurs étrangers à s'installer dans les régions "défavorisées" afin de rétablir la balance du secteur industriel et de rééquilibrer le taux de chômage qui est nettement plus important dans ces régions-là.
La position d'Ettajdid par rapport aux dernières polémiques a alimenté une bonne partie de ce dialogue. Répondant à la question d' un intervenant, l'ancien ministre de l'enseignement supérieur au sein du gouvernement transitoire a mis en garde contre le danger provenant de certains courants politiques qui "percent" sur la scène politique ces derniers temps et qui utilisent les mosquées comme lieux de propagande, pour défendre leurs idéologies et injecter l'esprit de vengeance chez les concitoyens, dénaturant le statut sacré de lieux de prière et de spiritualité.
Fut évoqué aussi le RCD, qui semble encore alimenter les craintes des tunisiens. "Il est KO politiquement" répliqua-t-il, en soulignant toutefois qu'il faut poursuivre les enquêtes dans le but d'en finir définitivement avec l'ex-parti mafieux et que tout le monde assume ses responsabilités.
En guise de conclusion, Mr Brahim a exprimé clairement son aval dans le cas d'une création d'un pôle démocratique dans lequel il s'unirait avec d'autres partis politiques dont les valeurs seraient très proches tout en indiquant la nécessité de rassembler les forces et de s'unir autour d' une initiative ambitieuse de sensibilisation pour créer ce projet démocratique tant rêvé par les jeunes Tunisiens.
Khalil Chemli


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