Actualités Tunisie
Des réfugiés libyens commencent à arriver sur les côtes italiennes (Le Monde)
Une embarcation transportant des immigrés en provenance de Libye est arrivée en Italie, dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 mars. L'embarcation transporte près de 350 personnes, parmi lesquelles 80 femmes et 12 enfants, originaires pour la plupart d'Erythrée, d'Ethiopie et de Somalie. Elle aurait quitté Tripoli jeudi, selon Mussie Zerai, un prêtre italien qui a été en contact direct avec le navire.
Des réfugiés libyens commencent à arriver sur les côtes italiennes (Le Monde)
Une embarcation transportant des immigrés en provenance de Libye est arrivée en Italie, dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 mars. L'embarcation transporte près de 350 personnes, parmi lesquelles 80 femmes et 12 enfants, originaires pour la plupart d'Erythrée, d'Ethiopie et de Somalie. Elle aurait quitté Tripoli jeudi, selon Mussie Zerai, un prêtre italien qui a été en contact direct avec le navire.
"Ils m'ont dit que les militaires [libyens] leur demandaient de partir", a-t-il expliqué, ajoutant que quatre ou cinq autres embarcations transportant au total environ un millier de personnes ont quitté les côtes libyennes à destination de l'Italie.
A leur arrivée, ces migrants doivent être à nouveau embarqués sur un ferry à destination de Porto Empedocle, près d'Agrigente en Sicile, d'où ils seront transférés dans des centres d'accueil de réfugiés, a indiqué l'agence de presse italienne Ansa.
Premier meeting du CPR (Congrès Pour la République) de Moncef Marzouki : appel à la "vigilance" (AFP)
| Mr. Moncef Marzouki, opposant historique et président du CPR |
Devant des militants de son parti réunis au palais des congrès de la capitale, le président du Parti du Congrès pour la République (CPR), a appelé les "ennemis de la révolution à cesser de naviguer à contre-courant".
Il a exposé pendant cette réunion les grandes lignes d'action de sa formation en vue des élections du 24 juillet.
Le programme du CPR sera débattu lors de son premier congrès les 24 et 25 juin prochains.
Rappelons que dans une interview récente, M. Marzouki s'était prononcé pour "un régime mixte parlementaire et présidentiel, qui ne donne pas la possibilité à un président de devenir dictateur ou à un premier ministre de l'être autant".
"Je suis très fier de cette révolution et très optimiste pour son avenir", avait-il ajouté.
Son optimisme saura-t-il convaincre ?
Le ministre belge des Affaires étrangères, Mr. Steven Vanackere, en visite officielle en Tunisie (RTBF)
Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, est arrivé dimanche en fin de journée en Tunisie pour une visite officielle dans ce pays qui a amorcé en décembre dernier le mouvement des révoltes populaires du "printemps arabe".
Celui-ci commencera par rencontrer le blogueur tuniso-belge Sofiene Belhaj, arrêté en janvier pour avoir critiqué le régime de Ben Ali dans des caricatures. Notons que la femme de Belhaj avait reproché à la diplomatie belge de n'avoir rien fait pour rechercher et libérer son mari. On lui avait répondu à l'ambassade, dit-elle, que son mari "était tunisien en Tunisie", malgré sa double nationalité.
| Mr. Steven Vanackere, ministre belge des Affaires Etrangères |
Mr. Vanackere rencontrera ensuite Sana Ben Achour, ainsi qu' une dizaine de représentants de la société civile, défenseurs des libertés fondamentales (étudiants, journalistes, avocats, membres d'associations de défense des droits de l'homme, etc...).
Il s'entretiendra aussi avec certains responsables de la multitude de partis politiques qui ont vu le jour récemment, et clôturera sa visite par une rencontre avec son homologue tunisien Mouldi Keffi, le président par intérim Fouad Mebazaa et le Premier ministre Béji Caïd Essebsi.
Actualités Internationales
Syrie: L'armée se déploie à Lattaquié (AFP- Reuters)
Confronté à des troubles sans précédent, le pouvoir syrien a décidé d'envoyer des renforts de l'armée à Deraa et de dépêcher des troupes dans la ville portuaire de Lattaquié, dimanche 27 mars, après une journée de violence au cours de laquelle manifestants et autorités se sont mutuellement accusés d'être à l'origine des troubles.
Le gouvernement syrien a déclaré que 12 personnes - 10 policiers et deux manifestants armés - étaient mortes dans la journée de samedi. 200 personnes ont également été blessées. Damas a accusé des "extrémistes musulmans d'être derrière l'attaque". Des militants réformistes en exil affirment de leur côté que six personnes ont été tuées par les forces de sécurité syriennes depuis vendredi. L'agence Reuters a indiqué de son côté dimanche que deux de ses journalistes, de nationalité libanaise, sont portés disparus depuis samedi soir en Syrie.
L'arrivée des forces armées a été annoncée dans plusieurs journaux syriens proches du pouvoir. Techrine, autre organe du pouvoir, parle de 150 blessés vendredi et samedi, sans faire la distinction entre civils et militaires. Des sources médicales indiquaient que deux manifestants avaient été tués, samedi, après avoir tenté d'incendier un local du parti Baas du président Bachar Al-Assad.
La présence de soldats est confirmée par des habitants. Ils affirment que des unités sont déployées dans des endroits stratégiques de Lattaquié, une des villes les plus prospères de Syrie peuplée de sunnites, de chrétiens et d'allaouites.
Boussaina Chaabane, conseillère du chef de l'Etat syrien, a indiqué dimanche que le président Al-Assad s'adresserait "très bientôt" à son peuple "pour expliquer la situation et clarifier les réformes qu'il entend mener dans le pays". Elle a également fait savoir que les autorités avaient déjà pris la décision d'abroger la loi d'urgence en vigueur depuis 1963, une promesse faite par Bachar Al-Assad pour apaiser la colère populaire.
Samedi, un local du parti Baas et un commissariat avaient été incendiés à Tafas, près de Deraa, épicentre de la contestation dans le sud du pays. Des milliers de personnes s'y étaient rassemblées pour les obsèques d' un manifestant tué la veille.
A Deraa même, des centaines de contestataires ont à nouveau occupé la place centrale, samedi. Selon Amnesty International, la répression des manifestations a fait au moins 55 morts au cours de la semaine écoulée dans cette région.
Des manifestations ont aussi eu lieu dans la capitale, Damas, et à Hama, plus au nord, théâtre d'une répression sanglante d'un soulèvement islamiste qui avait fait jusqu'à 20 000 morts sous le régime de l'ancien président Hafez Al-Assad en 1982. A Sanamein, dans le sud du pays, des habitants ont rapporté que 20 personnes avaient été tuées lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur la foule rassemblée devant un bâtiment utilisé par les services de renseignements militaires.
Libye : l'opposition gagne à nouveau du terrain (Le Parisien)
En Libye, les rebelles ont inversé la tendance dans l'est du pays ce samedi : ils gagnent désormais du terrain. Aidés par les frappes de la coalition, ils ont reconquis les cités pétrolières stratégiques d'Ajdabiya et de Brega qui leur étaient acquises avant la contre-offensive des troupes de Kadhafi.
La troisième ville du pays, Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, a été à nouveau soumise samedi à un «pilonnage intensif» des forces loyalistes, d'après les insurgés.
La France y a pourtant détruit «au moins» cinq avions et deux hélicoptères de Kadhafi. La coalition continue de maintenir la pression.
A l'approche d'une première réunion du «groupe de contact» mardi à Londres, Nicolas Sarkozy a annoncé une initiative franco-britannique en vue d'une solution politique. L'Italie a annoncé qu'elle aussi y présenterait un plan. L'Union africaine souhaite, elle, rencontrer au plus vite un représentant du Conseil national de transition afin de lui soumettre une feuille de route que Kadhafi accepterait.
Sur la conduite des opérations militaires enfin, les pays de l'Otan ont convenu de prendre dans l'immédiat le relais de la coalition pour la zone d'exclusion aérienne, mais pas pour les frappes au sol.
Yemen : Saleh se dit prêt à faire des concessions, mais les manifestations ne diminuent pas d'ampleur (AFP)
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a multiplié les concessions, allant jusqu'à promettre son retrait à la fin de l'année, mais l'opposition et la rue exigeaient toujours jeudi qu'il quitte le pouvoir immédiatement.
L'armée, dont l'homme fort, le général Mohsen Ali al Ahmar s'est rallié à la contestation, est dorénavant divisée, et un nouvel incident entre unités rivales dans le sud-est du pays a fait trois blessés jeudi.
Ces accrochages ont éclaté entre des soldats et la garde républicaine commandée par Ahmed Saleh, l'un des fils du chef de l'Etat, à Moukalla, théâtre mardi d'une première confrontation qui avait fait deux tués.
Le président Saleh, 69 ans, a appelé ses partisans à se masser vendredi sur une place proche du palais présidentiel, à plusieurs km du centre de Sanaa, loin de la place de l'Université occupée depuis plus d'un mois par des protestataires.
De leur côté, les manifestants anti-régime ont appelé à une vaste mobilisation vendredi mais ont annoncé qu'ils attendraient le 1er avril, pour marcher sur le palais présidentiel.
Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 32 ans, mais de plus en plus isolé, après le lâchage de dignitaires religieux et de chefs tribaux, a baptisé cette journée "le vendredi de la tolérance".
Le Parlement a approuvé mercredi, lors d'un vote contesté par l'opposition, l'instauration de l'état d'urgence qui donne en principe au président Saleh le droit d'interdire les manifestations, et de limiter la liberté de la presse.
Le bureau d'Al-Jazira à Sanaa, la chaîne du Qatar, a été saccagé mercredi par des hommes armés et les autorités yéménites ont justifié jeudi sa fermeture pour diffusion de "fausses nouvelles"...
Depuis le début des troubles au Yémen, le président Saleh a procédé à plusieurs replis : il a annoncé qu'il ne se représenterait pas en 2013, à la fin de son mandat, il a dissous son gouvernement, puis il a proposé mardi l'élection avant la fin de l'année d'un Parlement et de son successeur.
Mais même cette dernière concession, qui répond pourtant une exigence de l'opposition, a été insuffisante pour calmer les appels à sa démission immédiate, objectif fédérateur des différents groupes qui le contestent.
"Nous n'acceptons plus aucune concession. Nous ne voulons que le départ rapide du président", a assuré à l'AFP Rachad al Charaabi, un des responsables du Comité politique des jeunes de la révolution.
Il a ajouté que des concertations étaient en cours pour opérer une transition pacifique du pouvoir, mais qu'elle devait pas conduire à la mise en place d'une dictature militaire. "Nous voulons une société civile, pas un régime militaire", a-t-il assuré.
Serait-ce trop demander ?
En conclusion, les impressions de "déja vécu" se multiplient, les contestations gagnent de l'ampleur, mais les dictateurs se montrent coriaces.
Ce "Printemps arabe, que certains préfèrent appeler le "Printemps démocratique", est bien parti pour empiéter sur l'été... Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Cet adage tristounet est malheureusement plutôt adapté aux pays arabes, qui se démènent pour retrouver leur liberté, pourtant à la base des droits inaliénables de l'Homme !
Cherifa Ben Miled


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