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dimanche 27 mars 2011

Dépêches du samedi 26 mars 2011


Le 26 mars 2011, la presse affiche des titres moins  vendeurs que les semaines précédentes, une clairière socio-politique qui pourrait durer en attendant de sombrer dans la foret vierge électorale à venir.
Des titres dignes d’un 4ème pouvoir responsabilisé qui prend conscience de son role,  pourvu que ça dure !
Je vous laisse en juger par vous-même,
Salutations  JIDéennes !
Actualité Tunisie :
Politique :
Tunisie, Loi électorale: les projets de décrets-lois sont prêts (babnet.net)
La sous-commission chargée de préparer le projet de la loi électorale et qui relève de l’instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution de la réforme politique et de la transition démocratique a achevé  l’élaboration des projets de décrets-lois relatifs à  l’élection de l’assemblée nationale constituante et l’instance supérieure indépendante des élections.
Ces projets couvrent toutes les étapes de l’élection et en spécifient les modalités (campagne électorale, impartialité de l’administration, non exploitation des lieux de culte, transparence financière …)
La France aidera la Tunisie à maîtriser les technologies, selon Eric Besson(gnet.tn)
Cinquième ministre français à visiter la Tunisie, après la révolution du 14 janvier, Eric Besson s’est rendu hier, vendredi à Béjà et au Kef, histoire de dire que le développement de la Tunisie profonde constituera désormais une priorité de la France. 
Après une halte à la STEG de Béjà, puis un passage par une ferme privée d’élevage et de céréaliculture à Zaâfrana (le Kef), le ministre français de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, accompagné de Boris Bouillon, ambassadeur de France à Tunis, et d’une délégation de l’ambassade, a été convié à un déjeuner à la maison d’Hôtes Dar Chennoufi à Sémana (Le Kef) où il a entendu  les exposés des différents responsables régionaux sur les potentialités et les attentes du Kef, une ville plusieurs fois millénaires, celle de Massinissa, et de Jugurtha, mais qui demeure inexploitée par rapport à son réel potentiel.
Economie :
Huile d'olive conditionnée: croissance des exportations de 224% (http://www.tunisiesoir.com)
TUNIS, 26 mars 2011 (TAP) - Les exportations tunisiennes de l'huile d'olive conditionnée, ont évolué de 224%, a affirmé, samedi, le ministère de l'industrie et de la technologie.
Depuis le démarrage de la campagne oléicole (novembre 2010), jusqu'à février 2011, ces exportations ont atteint 3618 tonnes contre seulement 1611 tonnes au cours de la campagne précédente (2009-2010), soit 8,3% des exportations globales de l'huile d'olive (en vrac et conditionnée), évaluées, jusqu'à fin février 2011, à environ 43765 tonnes.
Ce résultat (8,3%) est proche de l'objectif fixé pour cette année, soit l'accroissement à 10%, de la part de l'huile d'olive conditionnée dans les exportations globales de ce produit.
Orange Tunisie : les 51% de Mabrouk seront confisqués par l’État tunisien (webdo.tn)
Selon Médiapart, les parts de 51 % que Marwan Mabrouk détient au capital d'Orange Tunisie  seront confisqués par l'Etat tunisien.
L'article de Médiapart qui est repris par challenges.fr précise, selon une confirmation d'un porte-parole du groupe Orange, que "les 51 % que Mabrouk détient, via son holding Investec, dans la filiale tunisienne d'Orange vont être confisqués... C'est à l'Etat tunisien de décider ce qu'il fera de sa participation de 51 %, s'il la souhaite pérenne ou souhaite la céder".
Rappelons que le 25 février, la Tunisie avait déjà adopté un projet de décret-loi portant sur la confiscation sans compensation ni décision judiciaire préalable des biens de 110 proches du régime ; biens acquis après le 7 novembre 1987 dont ceux de Marwan Mabrouk, gendre de Zine El Abidine Ben Ali.
Société :
Italie : des semaines d'attente angoissée pour les boat people tunisiens(AFP)
ROME — Des milliers de boat people tunisiens débarqués sur les côtes italiennes depuis début 2011 ont été enfermés dans des centres de rétention. A Rome, ils sont une centaine à attendre dans l'angoisse de connaître leur sort.
Des grilles qui s'ouvrent et se referment à longueur de journée, interdiction de sortir: ce n'est pas une prison mais on s'y croirait.
Pour les boat people de Ponte Galeria dont la vie n'est pas considérée comme menacée dans leur pays d'origine, la seule perspective est le retour à la case départ.
Mais même leur rapatriement n'est pas simple: "il n'y a plus de représentant au consulat à Rome pour les identifier et l'accord pour leur réadmission (en Tunisie, ndlr) n'est plus appliqué", explique à l'AFP Paola Varvazzo, adjointe au préfet de Rome. Or, prévient-elle, ils peuvent être "détenus six mois au maximum ici (en Italie, ndlr) puis ils seront relâchés".
Deux ministres italiens en visite vendredi à Tunis ont annoncé une aide de 80 millions d'euros à la Tunisie pour l'aider à stopper les départs de migrants et lui ont demandé de collaborer au "retour volontaire" de ceux qui se trouvent en Italie.
L’opinion publique: un nouvel enjeu en Tunisie (kapitalis.com)
Habib M. Sayah écrit – L’enjeu majeur auquel devra faire face ce troisième gouvernement de transition, comme tous les autres gouvernements qui lui succèderont en Tunisie, est celui de l’opinion.
Tandis que sous Bourguiba, l’opinion publique était, avec les mentalités, l’un des principaux axes de l’action gouvernementale, avec l’arrivée de Ben Ali en 1987, l’opinion est devenue une question négligeable.
Trois constants essentiels articulés autour des titres :
L’opinion publique: cette inconnue du «benalisme»
Bourguiba et ses ministres savaient agir sur l’opinion et la prendre en compte dans leurs décisions, le modèle dans lequel ils se plaçaient étant celui d’un Etat-instituteur.
Avec Ben Ali, cette logique a disparu, l’Etat étant devenu un appareil au service des intérêts de ses chefs. Lorsqu’il prenait des mesures favorables au sort de la population, le gouvernement ne faisait que se prémunir contre un mécontentement excessif. La propagande ne servait pas à modeler l’opinion, mais à indiquer au Tunisien les limites de ce qu’il est permis de dire, le mètre-étalon de l’expression politique, le discours officiel en dehors duquel les sanctions devraient s’abattre, les frontières de la subversion. 
Les premiers échecs de la transition
C’est bien l’opinion, ce facteur inconnu, qui a causé la chute des deux premiers gouvernements postrévolutionnaires menés par Mohamed Ghannouchi. La raison de cet échec face à l’opinion est que tant les ministres issus du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd) que les membres du gouvernement provenant de l’opposition n’ont jamais appris à évaluer l’impact de leur communication et de leurs décisions sur l’opinion publique. Pour ce qui est des opposants, ils ne se sont jamais adressés à la population tunisienne dans le cadre de leur lutte contre Ben Ali, mais plutôt aux instances internationales
La vivacité d’une opinion critique dotée d’un bras armé
Le nouveau gouvernement a donc montré qu’il était animé par la volonté de tenir compte du facteur de l’opinion publique dans son action et dans sa communication.
le défi essentiel qui, s’il n’est pas relevé fera échouer toute action gouvernementale aussi judicieuse soit-elle, reste celui de l’opinion publique dans une société de citoyens critiques, méfiants et prêts à exiger par tous les moyens que les décideurs leur rendent des comptes.
Ce défi de l’opinion est en effet devenu essentiel car le mécontentement de l’opinion publique est devenu le principal facteur d’instabilité, l’opinion étant son propre bras armé, la manifestation étant devenue le mode habituel de résolution des conflits entre une opinion défiante et blessée et un gouvernement « rebelle » qui inspirerait cette méfiance.
Culture :
Tunisie : Artocracy ou l'art prend le pouvoir(investir-en-tunisie.net)
Artocracy en Tunisie, reflète l’idée d’afficher les portraits de 100 Tunisiens, à qui il a été posé la même question simple sur ce qu’ils veulent pour le futur de leur pays.
Ces personnes représentent la mosaïque tunisienne : enfants, personnes âgées, soldats, fermiers, femmes, étudiants, commerçants, ouvriers, entrepreneurs, chômeurs, fonctionnaires… Toutes les facettes de ce peuple qui a choisi de vivre dans la reconnaissance mutuelle sont représentées.
Initié par Slim Zeghal et Marco Berrebi, ce projet est créé avec un groupe de photographes tunisien composé de Sophia Baraket, Rania Dourai, Wissal Dargueche, Aziz Tnani, Hichem Driss et Héla Ammar.
Artocratie offre à tous les Tunisiens une manière originale d’afficher leur désir de changement, par le biais de l’art contemporain, et invite toutes les composantes de la population à formuler cette volonté de renouveau, en répondant à une question simple sur leur avenir.
Actualité internationale :
Libye : raids intensifs sur les forces de Kadhafi entre Ajdabiya et Syrte
TRIPOLI - La coalition internationale menait samedi des raids aériens intensifs contre les forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sur les 400 km de route menant d'Ajdabiya à Syrte (est), a déclaré samedi soir un porte-parole du régime.
"Ce soir, les frappes aériennes contre notre pays continuent à pleine intensité. Nous perdons beaucoup de vies, de militaires et de civils", a déploré M. Ibrahim.
"Aujourd'hui, les frappes aériennes ont continué pendant des heures et des heures, sans arrêt, sur la route reliant Ajdabiya à Syrte, longeant la côte sur environ 400 km", a-t-il déclaré.
Libye : l'UE pourrait faciliter l'effort de médiation de l'Union africaine (nouvelobs)
L'Union européenne pourrait accéder à la demande de l'Union africaine de débloquer des fonds pour faciliter la conclusion d'un accord mettant fin aux hostilités en Libye, ont indiqué samedi 26 mars des sources officielles européennes sous couvert de l'anonymat.
Vers des élections démocratique
Ce comité s'est déjà réuni vendredi à Addis Abeba pour débattre d'une feuille de route rédigée par cinq chefs d'Etat africains pour ramener la paix en Libye et censée conduire à "une période de transition qui devra déboucher sur l'élection d'institutions démocratiques".
Obama défend l'intervention en Libye devant les Américains (France-amérique.com)
Barack Obama s'est efforcé samedi de rassurer ses compatriotes inquiets des risques d'enlisement en Libye, affirmant que les frappes aériennes étaient en train de réussir et qu'il était hors de question d'engager à nouveau des troupes dans un pays musulman.
Accusé au Congrès d'avoir lancé son armée à la légère dans une guerre coûteuse et sans stratégie de sortie, le président des Etats-Unis s'est voulu optimiste lors de son intervention hebdomadaire à la radio et sur l'internet, enregistrée avant même la chute de la ville stratégique d'Ajbadiya aux mains des rebelles hostiles à Mouammar Kadhafi.
Karim Mili

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