Actualités Tunisie
"La Tunisie est confrontée encore à des défis, avec ce peuple qui découvre les valeurs de la liberté et de la justice et qui a des besoins importants", a-t-il indiqué, évoquant sa rencontre avec le Premier ministre tunisien, "où je lui ai assuré au nom du gouvernement, et de l’ensemble des Français de droite et de gauche que la France est à vos côtés".
La visite d'Hillary Clinton n'a pas convaincu les tunisiens (webmanagercenter)
Au lendemain de la visite de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, les tunisiens ne semblent pas remis de ses interventions que certains d'entre eux ont qualifié de "comédie". En effet, il a été reproché à la chaîne privée "Nessma" , seule à avoir pu inviter Hillary Clinton lors d'un talk-show, de ne pas avoir posé "les bonnes questions", c'est à dire celles qui portent sur les sujets qui fâchent, en particulier l'absence d'une position ferme américaine quant à la situation en Libye, jusqu'à hier soir.
Beaucoup ont également jugé le talk-show "pas assez spontané", "trop naïf" voire indigeste; et ce malgré les efforts de Clinton qui a misé sur l “amitié“ et “stratégie“... souriant à “la transition démocratique“ et aux “élections libres et transparentes“ pour une “Assemblée constituante“, sur la formation des partis politiques, le “potentiel de construction démocratique et de développement économique“ en Tunisie et promis le soutien des USA dans sa transition vers la démocratie.
Elle s'est également dite prête à aider la Tunisie sur le plan économique, en encourageant les investissements américains en Tunisie.
Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, promet que la France est à nos côtés (TAP)
Accompagné de Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, vient de donner une conférence de presse au siège de l’Institut arabe des Chefs d’Entreprise (IACE), à l’issue d’une visite de deux jours qu’il a qualifiée "d’extrêmement pleine". "Venir en Tunisie au moment où elle vit une histoire extraordinaire et accompagner sa transition démocratique est une réelle émotion et une vraie joie", a-t-il dit, rappelant les répercussions de la révolution tunisienne sur les centaines des milliers d’hommes dans la région, "ce qui prouve que la démocratie est aussi possible dans le monde musulman".
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| Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat français au Commerce Extérieur |
Des promesses assez réjouissantes...Au-delà de la diplomatie et des ses symboles, Lellouche a laissé entendre que la France appuiera la Tunisie sur le plan économique, avant d' évoquer la visite la semaine prochaine en Tunisie de son collègue de l’Industrie, Eric Besson. "Vous avez besoin de redémarrer votre croissance, et les 1200 entreprises françaises présentes en Tunisie ont le moral et comptent augmenter leurs investissements et leur présence en Tunisie".
7 nouveaux partis voient le jour aujourd'hui, un total de 44 jusqu'ici
Le ministère de l'Intérieur a autorisé la constitution de sept nouveaux partis politiques.
Ces partis sont :
· Le parti ouvrier communiste tunisien,
· Le parti républicain pour la liberté et la justice,
· Le parti de la rencontre de la jeunesse libre,
· Le parti de la justice et du développement,
· Le parti d'avant-garde arabe démocratique,
· Le parti de la dignité et du développement,
· Le parti de la dignité et du développement,
Le parti du militantisme progressiste.
Selon un communiqué rendu public, vendredi, le nombre total des partis politiques autorisé en Tunisie, s'élève, jusqu'à ce jour, à 44 partis.
Cette nouvelle a renforcé les angoisses du passage du "vide au trop plein" politiques.
L'Etat tente de rassurer sur la pérennité de l'aéroport de Monastir (Air Journal)
Suite aux dernières protestations du personnel de l’aéroport de Monastir, et la propagation des informations témoignant son fermeture, le gouvernement transitoire de Tunisie a tenté de rassurer les protestataires en rappelant qu’il est le garant de son activité.
Actualités Internationales
Paris, Londres et Washington posent un ultimatum au dictateur libyen (AFP)
Les prochaines heures s'annoncent cruciales en Libye. Paris, Londres, Washington et plusieurs pays arabes ont lancé vendredi un ultimatum à Kadhafi appelant à la fin «immédiate de toutes les attaques» contre la population sous peine d'une intervention, conformément à la résolution de l'ONU adoptée jeudi soir. La France a convoqué pour samedi un sommet international sur la Libye à Paris, qui devrait être décisif pour le déclenchement ou non de frappes aériennes contre le régime du colonel Kadhafi.
Celui-ci a par ailleurs annoncé vendredi un cessez-le-feu qui a laissé les occidentaux dans la circonspection. L'armée libyenne a ainsi assuré qu'elle n'avait plus l'intention d'entrer dans Benghazi... avant de se faire accuser par les Etats-Unis de violer le cessez-le-feu.
Celui-ci a par ailleurs annoncé vendredi un cessez-le-feu qui a laissé les occidentaux dans la circonspection. L'armée libyenne a ainsi assuré qu'elle n'avait plus l'intention d'entrer dans Benghazi... avant de se faire accuser par les Etats-Unis de violer le cessez-le-feu.
Yémen, Bahreïn et Syrie ne lâchent pas l'affaire (Reuters)
Il y a deux jours à peine, la contre-offensive sanglante menée par le colonel Kadhafi en Libye augurait de sombres perspectives pour le printemps des révolutions arabes.
Commencé en Tunisie, poursuivi en Egypte, le mouvement s’est étendu à de nombreux pays, des rives de la Méditerranée jusqu’au Golfe persique. L'hypothèse d’une victoire du dictateur libyen menaçait l’avenir des révoltes menées dans d’autres pays, au premier rang desquels, Bahreïn et le Yémen. Après l’adoption d’une résolution de l’ONU sur le cas libyen jeudi, les manifestants n’ont pas cédé face à la répression.
Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a proclamé vendredi l’état d’urgence. Les forces de l’ordre ont tiré sur la foule qui manifestait dans la capitale, Sanaa, pour exiger le départ du dirigeant au pouvoir depuis 32 ans. Bilan: 46 morts, au moins, et 400 blessés. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a fermement condamné ces violences. "J’appelle le président Saleh à tenir sa promesse d'autoriser les manifestations à se dérouler pacifiquement", a-t-il ajouté.
A Bahreïn, des milliers de personnes ont bravé l’interdiction de manifester, près de la capitale, Manama. Dans ce petit Etat du Golfe, la majorité chiite exige des réformes politiques de la part de la monarchie sunnite qui détient le pouvoir. Mardi dernier, les autorités avaient fait donner l’assaut contre la place de la Perle, symbole de la contestation que l’opposition occupait depuis le début de la crise. En signe de soutien, des chiites d’Irak et d’Iran ont également organisé des manifestations.
Le vent de révolte souffle aussi désormais sur la Syrie. Dans ce pays dirigé par le parti Baas, la mouvance à laquelle appartenait le voisin irakien, Saddam Hussein, plusieurs manifestations d’opposition se sont déroulées vendredi. Quatre manifestants ont été tués et plusieurs centaines blessés lors d’un rassemblement à Deraa, dans le Sud. A Damas, la capitale, plusieurs personnes ont été interpellées. Presque trois mois jour pour jour après le début symbolique de l’insurrection tunisienne avec l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi le 17 décembre, le printemps arabe ne s’est pas encore essoufflé.
Cherifa Ben Miled





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